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	<title>Foleffet.com</title>
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	<description>Voir rubrique Accueil/Banni&#232;re/Fwiiffer</description>
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		<title> Pornographie f&#233;ministe : fin d'un oxymore // Wendy Delorme</title>
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		<dc:creator>Wendy</dc:creator>



		<description>Article paru dans la revue Ravages en Octobre 2011 Pornographie f&#233;ministe : fin d'un oxymore Etre une femme et &#171; faire du porno &#187;, c'est endosser le plus souvent le r&#244;le de l'actrice, rendre publique une image sexuelle de soi, avec tout l'opprobre que cela peut susciter. Mais depuis les ann&#233;es 1980, des femmes ont pris le pouvoir avec la cam&#233;ra, et s'emploient &#224; cr&#233;er leurs propres images, souvent anim&#233;es par le d&#233;sir de montrer autre chose que ce que la pornographie mainstream (&#224; destination du public (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='http://foleffet.com/IMG/arton1410.jpg' width='113' height='150' style='height:150px;width:113px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article paru dans la revue Ravages en Octobre 2011&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Pornographie f&#233;ministe : fin d'un oxymore&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Etre une femme et &#171; faire du porno &#187;, c'est endosser le plus souvent le r&#244;le de l'actrice, rendre publique une image sexuelle de soi, avec tout l'opprobre que cela peut susciter. Mais depuis les ann&#233;es 1980, des femmes ont pris le pouvoir avec la cam&#233;ra, et s'emploient &#224; cr&#233;er leurs propres images, souvent anim&#233;es par le d&#233;sir de montrer autre chose que ce que la pornographie mainstream (&#224; destination du public m&#226;le h&#233;t&#233;rosexuel) donne &#224; voir des sexualit&#233;s f&#233;minines.
Elles sont am&#233;ricaines, fran&#231;aises, su&#233;doises, hollandaises, allemandes&#8230; Elles s'appellent Nan Kinney, Deborah Sundahl, Annie Sprinkle, Shar Rednour, Maria Beatty, Mia Engberg, Madison Young, Petra Joy, Emilie Jouvet, Jennifer Lyon-Bell, Nenna, Shine Louise Houston, Courtney Trouble, Shu Lea Cheang... Souvent sans grands moyens, mais avec la volont&#233; d'investir le terrain des sexualit&#233;s, elles se mobilisent pour produire leurs propres images. C'est qu'elles en avaient assez d'&#234;tre des objets de d&#233;bats et d'&#233;tudes faites par des gens dont on n'avait jamais vu l'entrejambe devant une cam&#233;ra. Les d&#233;culott&#233;es de toutes sortes se sont mises &#224; revendiquer leurs propres images, &#224; parler depuis leur position minoritaire et minoris&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://s537.photobucket.com/albums/ff338/wmns225/?action=view&amp;current=AnnieSprinkle-publiccervixannouncem.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://i537.photobucket.com/albums/ff338/wmns225/AnnieSprinkle-publiccervixannouncem.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Annie Sprinkle &quot;Public Cervix Announcement&quot;&quot; style='max-width: 500px; max-height: 100000px'&gt;&lt;/a&gt;
&lt;i&gt;Annie Sprinkle&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le porno diabolis&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsqu'il est question de pornographie dans le d&#233;bat public, c'est souvent l' &#8220;effet des images&#8221; qui est discut&#233; . Or, ces analyses sont le plus souvent men&#233;es dans un objectif d'interdiction de la pornographie. Il en va ainsi des travaux de Catharine Mc Kinnon, qui reposent sur le postulat que &#171; l'exp&#233;rience sensorielle du spectacle pornographique participe activement &#224; la (re)production quotidienne des positions sociales h&#233;g&#233;moniques et subalternes dans les rapports de genre &#187; , c'est-&#224;-dire que la pornographie rendrait les hommes encore plus machos et les femmes encore plus soumises. C'est, selon les termes de Florian Voros, &#171; un postulat essentialiste de l'homog&#233;n&#233;it&#233; et de l'universalit&#233; de l'exp&#233;rience de la pornographie par les hommes &#187;, qui nie le pouvoir d'agir (agency) des actrices. Le porno f&#233;ministe plonge les mains dans le cambouis et op&#232;re une prise de pouvoir par les femmes sur un domaine o&#249; on les estime habituellement d&#233;grad&#233;es et dont il faudrait les prot&#233;ger. Car le porno c'est comme un tatouage sur une r&#233;putation : &#231;a ne part jamais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le porno comme tatouage social&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; T'es tatou&#233; &#187; lance une actrice porno &#224; HPG lorsque l'acteur c&#233;l&#232;bre d&#233;cide de quitter le milieu du porno pour le cin&#233;ma traditionnel : &#171; Le porno c'est marqu&#233; sur ta gueule, et tu sais quoi, &#231;a te suivra jusque dans ta tombe &#187;. Le partage entre le visible et l'invisible, dans la construction m&#233;diatique des figures d'actrices et d'acteurs de films pornographiques, se joue &#224; la p&#233;riph&#233;rie du corps, auquel toujours elles et ils sont ramen&#233;s. Corps toujours hyper-genr&#233;s et hyper-sexualis&#233;s dans les m&#233;dias, m&#234;me lorsqu'elles et ils cherchent &#224; s'extraire de leur image m&#233;diatique sexuelle. Certes, la pornographie est &#224; consid&#233;rer comme une &#171; technologie du genre &#187; c'est &#224; dire un dispositif qui a &#171; le pouvoir de contr&#244;ler le champ des significations sociales et donc de produire, promouvoir et &#8216;&#8216;implanter'' des repr&#233;sentations du genre. &#187; Mais c'est une technologie de genre dont le pouvoir d'agir va en effet bien au-del&#224; de son champ de diffusion propre, car son sceau colle &#224; la peau des actrices et des acteurs comme un tatouage social bien apr&#232;s qu'elles et ils ont arr&#234;t&#233; de tourner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre l&#224; que le porno fait le plus de mal. Au niveau de l'opprobre subi par ses protagonistes, actrices et acteurs surtout, de m&#234;me que par l'ensemble des travailleuses et travailleurs du sexe dont la parole est le plus souvent d&#233;ni&#233;e . Au niveau de l'image sociale et m&#233;diatique globalement n&#233;gative qu'ils et elles ont &#224; subir en plus des conditions de travail souvent p&#233;nibles, justement parce que leurs professions ne sont pas reconnues . La t&#233;l&#233;vision grand public contribue fortement &#224; cette image d&#233;pr&#233;ci&#233;e de celles et ceux dont les corps travaillent &#224; nu devant les cam&#233;ras. Il en va ainsi r&#233;cemment de Xanadu la r&#233;cente s&#233;rie d'Arte (printemps 2011) une saga familiale mettant en sc&#232;ne la famille Valadine, &#224; la t&#234;te d'une entreprise de films pornographiques. Le bilan est sombre : folie, toxicomanie, d&#233;pression, suicide et violences sexuelles sont le lot de la quasi-totalit&#233; des personnages d'acteurs et d'actrices X dans la s&#233;rie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On est encore loin en France dans les m&#233;dias grands publics d'une repr&#233;sentation du monde du porno qui soit &#171; sex-positive &#187; c'est &#224; dire non empreinte de pr&#233;jug&#233;s n&#233;gatifs. Et pourtant, toute une g&#233;n&#233;ration inspir&#233;e notamment par Annie Sprinkle et cons&#339;urs s'agite depuis les ann&#233;es 1980 en revendiquant non seulement des droits pour les travailleuses et travailleurs du sexe, mais aussi d'autres fa&#231;ons de fabriquer et d'aborder la pornographie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le porno comme lieu de prise de pouvoir : naissance d'un mouvement
Le mouvement &#171; sex-positif &#187; dont est issu le porno f&#233;ministe comme genre cin&#233;matographique alternatif et comme revendication politique na&#238;t aux Etats-Unis, &#224; la Mecque LGBT : San Francisco. Il est concomitant de l'&#233;mergence du mouvement des lesbiennes SM inspir&#233;es par Pat Califia , qui font fi de la morale prescriptive d'un f&#233;minisme qui veut d&#233;jouer tous rapports de pouvoir, jusque dans les chambres &#224; coucher de celles qui veulent jouer &#224; autre chose qu'aux &#171; sisters side by side &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1985, toujours &#224; San Francisco, la pornographe lesbienne Nan Kinney cr&#233;e Fatale Media et sort les deux films Private Pleasures et Shadows , dans lesquels une butch et une fem se livrent justement&#8230; &#224; des jeux SM. Cha&#238;nes, blousons de cuir, grosse moto, fisting &#224; 360&#176;, tout est l&#224; pour h&#233;risser le poil des pudibond-es. Et pourtant&#8230; ces images v&#233;hiculent tout sauf une image d&#233;gradante de la femme. Les deux partenaires, Teri et Caerage, se font plaisir sans tabous, et c'est d'un oeil gourmand et amus&#233; par l'esth&#233;tique vintage que l'on d&#233;guste aujourd'hui ce bonbon VHS film&#233; en noir et blanc. Nan Kinney fonda ensuite avec ses amies et collaboratrices Susie Bright et Deborah Sundahl (&#233;ducatrice sexuelle et grande pr&#234;tresse de l'&#233;jaculation f&#233;minine) le c&#233;l&#232;bre magazine On our backs premi&#232;re publication am&#233;ricaine &#224; traiter ouvertement du porno pour les gouines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3903 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://foleffet.com/local/cache-vignettes/L300xH300/51hZ8BuhkWL-_SL500_AA300_-1e4da.jpg' width='300' height='300' alt=&quot;&quot; style='height:300px;width:300px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui encore, l'Am&#233;rique du Nord reste prolifique et friande de films sexuellement explicites faits par des femmes et des LGBT . En t&#233;moigne en 2006 la cr&#233;ation des Feminist Porn Awards par le sex shop Canadien bas&#233; &#224; Toronto Good for her. Leur site web promet &#8220;des orgasmes f&#233;minins authentiques&#8221;, des &#8220;sc&#232;nes de sexe non conventionnelles&#8221; et de la diversit&#233; dans les castings, avec un vrai souci de repr&#233;sentativit&#233; des corps et des d&#233;sirs . En cela, le mouvement r&#233;pond tr&#232;s litt&#233;ralement &#224; la c&#233;l&#232;bre citation d'Annie Sprinkle, &#8220;la r&#233;ponse au mauvais porno, ce n'est pas d'interdire le porno, mais de faire plus de porno !&#8221; ; phrase qu'on peut aussi entendre dans la bouche de la jeune actrice et activiste fran&#231;aise Judy Minx dans le film d'Emilie Jouvet, Too much Pussy ! (98 min, 2010). De San Francisco &#224; Paris, le mouvement a peu &#224; peu fray&#233; son chemin, et Internet a jou&#233; un r&#244;le non n&#233;gligeable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3904 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://foleffet.com/IMG/jpg/l-3.jpg' width='500' height='747' alt=&quot;&quot; style='height:747px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;Judy Minx / photo : Emilie Jouvet&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est sur Internet en effet que l'am&#233;ricaine Courtney Trouble (San Francisco toujours) cr&#233;e en 20002 le site NoFauxxx et en 2010 la web-TV Queer Porn TV o&#249; elle met en ligne des photos et vid&#233;os sexy faites par et pour des lesbiennes, gays, bis, trans'&#8230; C'est encore sur Internet que l'am&#233;ricaine Madison Young dispense ses conseils d'&#233;ducatrice sexuelle, et que l'australienne Liandra Dahl diffuse ses vid&#233;os amateurs alternatives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3905 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://foleffet.com/IMG/jpg/madison-604_01.jpg' width='500' height='346' alt=&quot;&quot; style='height:346px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;Madison Young&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Feminist porn in Lesboland&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais la France n'est pas en reste. En 2002, Ovidie (actrice X &#224; l'&#233;poque, &#224; pr&#233;sent r&#233;alisatrice, &#233;ducatrice sexuelle, &#233;crivain et programmatrice de la chaine c&#226;bl&#233;e pour adultes FrenchLoverTV) publie Porno Manifesto. Sa conclusion incisive invite au respect de celles qui ont fait le choix de travailler avec leur corps. Coralie Trinh Thi, ex-actrice X et &#233;crivaine publie en 2007 La Voie Humide, une autobiographie au regard ac&#233;r&#233; sur le monde du porno mainstream. Elle n'en c&#233;l&#232;bre pas moins elle aussi la puissance d'&#234;tre seule d&#233;cisionnaire de ses choix professionnels, prouvant par sa seule constance et volont&#233; qu'une actrice X n'est pas forc&#233;ment une cruche ou une victime. En 2000, elle avait co-r&#233;alis&#233; avec Virginie Despentes le film Baise Moi, qui fit l'objet d'une immense pol&#233;mique et dut braver la censure. Le film s'ouvre (comme le roman de Virginie Despentes dont il est inspir&#233;) sur une sc&#232;ne encore peu banale pour l'&#233;poque : Nadine, une jeune femme, regarde un film porno&#8230; pour son propre plaisir. Plus tard le m&#234;me personnage (dont on apprend qu'elle est prostitu&#233;e) baisera et tuera des hommes : la baise par plaisir et la mort par vengeance (l'autre h&#233;ro&#239;ne, Manu, avec laquelle elle part en croisade, vient de survivre &#224; un viol collectif extr&#234;mement brutal). Ce film, qui a d&#233;cha&#238;n&#233; les foudres anti-porno bien-pensantes n'est pourtant pas une ode gratuite &#224; la violence et n'&#233;tablit pas de lien de causalit&#233; entre le visionnage de films pornos et la violence. C'est plut&#244;t un classique du genre Rape and Revenge, dans lequel une h&#233;ro&#239;ne et son/ses amies partent en croisade pour venger elles-m&#234;mes les violences sexuelles faite aux femmes. A gun for Jennifer des am&#233;ricains Deborah Twiss et Todd Morriss (85 min, 1997) qui jouait sur les m&#234;mes ressorts narratifs et militants dut aussi affronter la censure en Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3906 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://foleffet.com/local/cache-vignettes/L300xH300/A-Gun-for-Jennifer-soundtrack-dc879.jpg' width='300' height='300' alt=&quot;&quot; style='height:300px;width:300px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Despentes documentera dix ans plus tard dans Mutantes, F&#233;minisme porno-punk (90 min, 2009) la g&#233;n&#233;alogie du mouvement sex-positif, de San-Francisco &#224; Paris en passant par Barcelone, au fil des portraits de ses h&#233;ro&#239;nes. Ce n'est pas un hasard si dans ce documentaire les lesbiennes sont &#224; l'honneur. On les trouve bel et bien partout o&#249; se tourne, se discute et se d&#233;fend le porno sex-positif, notamment dans les &#233;quipes du r&#233;seau des Porn Film Festivals alternatifs europ&#233;ens , dans les s&#233;ances du cin&#233;-club parisien XpornX , dans les films de l'am&#233;ricaine Maria Beatty (ic&#244;ne am&#233;ricaine de l'&#233;rotisme lesbien fetish bas&#233;e &#224; Paris) et de Mia Engberg, r&#233;alisatrice su&#233;doise &#224; l'origine de Dirty Diaries (98 min, 2009), projet porno-f&#233;ministe qui fit beaucoup parler de lui car (chose encore impensable en France) il avait b&#233;n&#233;fici&#233; d'aides financi&#232;res du gouvernement su&#233;dois. Le premier long m&#233;trage porno lesbien et queer r&#233;alis&#233; dans l'hexagone, One night stand (80 min, 2006), prim&#233; &#224; la premi&#232;re &#233;dition du Porn film Fest Berlin, puis aux Feminists Porn Awards de Toronto, avait &#233;t&#233; enti&#232;rement autoproduit par sa r&#233;alisatrice, Emilie Jouvet. En 2010, son deuxi&#232;me long m&#233;trage, Too Much Pussy ! feminist sluts in the queer x show (98 min), road movie documentaire sur 7 artistes et activistes sex-positives en tourn&#233;e sur les routes d'Europe, voyait le jour apr&#232;s deux ans de travail collectif. A l'&#233;t&#233; 2011, le film sort officiellement en salles en France apr&#232;s avoir notamment remport&#233; le prix One+One &#224; Entrevues, festival international de films de Belfort. Too much pussy ! est ainsi le premier film sexpositif autoproduit &#224; passer en France de l'autre c&#244;t&#233; de la barri&#232;re qui s&#233;pare le monde du cin&#233;ma LGBT de celui des r&#233;seaux de distribution traditionnels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3902 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://foleffet.com/IMG/jpg/-23.jpg' width='500' height='500' alt=&quot;Emilie JOUVET&quot; title=&quot;Emilie JOUVET&quot; style='height:500px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;Emilie Jouvet&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La sc&#232;ne lesbienne et queer para&#238;t donc la plus active lorsqu'il s'agit de produire et tourner des images porno dans une approche f&#233;ministe, tandis que dans la soci&#233;t&#233; en g&#233;n&#233;ral l'usage des sextoys et le visionnage de pornos chez les femmes en g&#233;n&#233;ral semblent de moins en moins tabous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et le porno f&#233;ministe straight ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2007 &#224; Paris, la soci&#233;t&#233; SoFilles Productions cr&#233;e le site Internet secondsexe.com, et coproduit avec Canal+ une s&#233;rie de courts m&#233;trages commandit&#233;s &#224; diverses personnalit&#233;s (parmi lesquelles Arielle Dombasle, M&#233;lanie Laurent et Helena Noguerra). Ces films ne prendront pas le nom de &#171; porno f&#233;ministe &#187; mais de productions &#171; explicites &#187; et &#171; f&#233;minines &#187; ou de &#171; pornographie esth&#233;tique &#187;. L'&#233;dulcoration des mots va de pair avec celle des images, mais c'est ainsi que peu &#224; peu se d&#233;complexent les femmes qui ont envie de se faire plaisir en regardant du porno. On compte cependant en Europe des r&#233;alisatrices f&#233;ministes proposant des films s'assumant comme pornographiques &#224; destination d'un public h&#233;t&#233;rosexuel, notamment l'allemande Petra Joy qui promeut une pornographie faite &#171; dans une perspective f&#233;minine &#187; (&#171; porn from a female perspective &#187; est sa marque de fabrique officielle). Il en va de m&#234;me pour la n&#233;erlandaise Jennifer Lyon-Bell , auteure notamment de Matin&#233;e (34 min, 2009) dont la d&#233;marche se veut plus artistique, les sc&#232;nes de sexe s'ins&#233;rant au sein d'une narration plus d&#233;ploy&#233;e et ne visant pas forc&#233;ment l'excitation du public . Erika Lust, r&#233;alisatrice d'origine su&#233;doise bas&#233;e &#224; Barcelone, propose quand &#224; elle des concepts novateurs tels que Barcelona sex project o&#249; la biographie des personnages fait &#233;cho &#224; des sc&#232;nes de plaisir en solo. Elle a remport&#233; en 2008 les Feminist Porn Awards avec Five hot stories for her (une compilation de cinq courts m&#233;trages) et r&#233;ussit peu &#224; peu &#224; s'imposer dans une industrie majoritairement domin&#233;e par les hommes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'avenir du porno-f&#233;ministe semble prometteur, et le genre de moins en moins confidentiel, notamment gr&#226;ce au sex-shop californien Good Vibrations qui soutient depuis 2010 via le label Reel queer productions des r&#233;alisatrices f&#233;ministes comme Tristan Taormino et des actrices telles Lorelei Lee ou Bobbi Starr qui, tout comme Madison Young (artiste, galeriste, actrice et productrice bas&#233;e &#224; San Francisco), travaillent dans l'industrie mainstream aussi bien que dans des films alternatifs. Le porno f&#233;ministe pourrait bien se r&#233;v&#233;ler &#224; moyen terme une industrie viable dot&#233;e d'un public fid&#232;le et de r&#233;els moyens de production.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Wendy Delorme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A Annie Sprinkle, &#171; notre m&#232;re &#224; toutes &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci &#224; Emilie Jouvet et Judy Minx pour leurs apports et r&#233;f&#233;rences.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques sites &#224; consulter pour les amateur-e-s de pornos alternatifs et f&#233;ministes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mariallopis.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;mariallopis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.girlswholikeporno.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;girlswholikeporno&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.BobbiStarr.com&#8232;/' class='spip_out' rel='external'&gt;BobbiStarr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.CrashPadSeries.com&#8232;/' class='spip_out' rel='external'&gt;CrashPadSeries&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.GoodDykePorn.com&#8232;/' class='spip_out' rel='external'&gt;GoodDykePorn&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.LiandraDahl.com&#8232;/' class='spip_out' rel='external'&gt;LiandraDahl&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.NoFauxxx.com&#8232;/' class='spip_out' rel='external'&gt;NoFauxxx&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.QueerPorn.tv&#8232;/' class='spip_out' rel='external'&gt;QueerPorn.tv&#8232;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.JuicyPinkBox.com&#8232;/' class='spip_out' rel='external'&gt;JuicyPinkBox&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.ForTheGirls.com&#8232;/' class='spip_out' rel='external'&gt;ForTheGirls&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;A nos ch&#232;res lectrices et lecteurs : ne pouvant, ces prochains jours, assurer la mod&#233;ration des commentaires &#224; cet article, la r&#233;daction FFF a d&#233;cid&#233;, contrairement &#224; son habitude, de ne pas proposer de forum sur ce post. Vous pouvez par contre &#224; tout moment nous envoyer toutes vos remarques par &#233;mail (CONTACT &#224; gauche de l'&#233;cran ou directement foleffet@gmail.com) en prenant soin d'indiquer dans le titre : Pornographie f&#233;ministe : fin d'un oxymore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur la base de ces r&#233;actions, nous referons un point d&#232;s qu'il nous sera possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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